Ils seront pauvres parfois, n'ayant pas eut la chance de naitre sous la plume d'un poète, sachant les faire jouer mélodieusement. Mais ils seront miens. Des mots qui, perdu dans la nuit, chercherons en vain une place, une signification qu'ils ne trouverons sans doute pas car il n'y en aura pas. Mais peu importe, j'écris parce que j'y suis poussée ce soir. Je n'écris pas dans le but de me "soulager", je n'y crois pas. Comment une âme peut-elle se réfugier dans l'écriture et pensée ainsi y trouver une plénitude, un soulagement, une libération.
Et pourtant c'est ce que je suis en train de faire, sans pour autant vouloir me rendre à l'évidence. J'ai le coeur lourd, comme bien d'autres.Et comme d'autres (et grâce à un autre..) j'ai trouvée refuge dans l'écriture, pour que si personne ne comprend jamais vraiment mes mots, mes phrases, mes pensées, le papier lui, s'en imprègne et n'en laisse échapper une miette.
La vie est un long fleuve tranquille nous dira-t-on. Peut-être après tout pourquoi pas, le papier lui ne juge pas. Il laisse nos coeur s'exprimer avec nos mots, nos malheurs, nos désirs les plus fous, nos sentiments (et par dessus tout nos fautes d'orthographes lol).
Pour certains ce long fleuve sera réellement un long fleuve tranquille où à l'abri, dans leur barque (pour toi oh poésie!), le voyage qu'est la vie se fera en toute sécurité. Et pour d'autres, la barque sera percée ou même inexistante. Il leur faudra donc, à ces "autres", nager encore et toujours, percer les flots à la seule force de leur bras même parfois à contre courant ...mais ils s'en contenteront, ils s'y habitueront.....avec le temps.
